gyphistoire

L'histoire aide à identifier les présents du passé et à envisager l'avenir…

Encore une machine à remonter le temps

Après avoir présenté en janvier le site cartographique de SwissTopo, nous concluons ce dernier billet de l’année scolaire sur une machine à remonter le temps parisienne: Paris 1900-2013 en photos : 10 nouveaux voyages 

 

 

Régimes d’historicité et présentisme (Dw)

François Hartog, Régimes d’historicité et présentisme

L’objectif d’Hartog (EHESS) est de réfléchir sur un certain nombre de notions qui sont présentes dans l’espace public aujourd’hui. Son exposé porte essentiellement sur la réflexion qu’il développe dans son livre Régimes d’historicité. L’outil qu’il propose pour élaborer cette réflexion sur le contemporain est la notion de régime d’historicité qu’il définit comme la manière dont les catégories du passé, du présent et du futur s’articulent. Toute société à un moment donné a articulé ces catégories, même si le contenu de chacune des trois catégories peut varier. Il utilise comme référence l’Europe et la vieille France, mais il essaie d’étendre sa réflexion vers d’autres espaces. Il développe alors cette notion de régime d’historicité, en partant de l’hypothèse que dans les trente dernières années le rapport au temps a changé et qu’il est dominé par la catégorie du présent. Cette période est par lui nommée présentisme. Au cours de son exposé Hartog explique la notion de régime d’historicité en revenant non seulement sur son concept de présentisme, mais aussi sur les régimes d’historicités antérieurs.

Esclavage ou enfance volée, impossible guérison? (Dw)

Peut-on guérir de l’esclavage? C’est la question posée sur Slate.fr à la suite de l’action menée le 10 mai dernier par le Conseil représentatif des associations noires de France qui invite à se poser la question: Une réparation financière est-elle apte à calmer les souffrances liées à l’esclavage?

En Suisse, ce sont les excuses officielles du Conseil fédéral à propos des enfants placés qui font débat dans l’émission de la RTS La Première En ligne directe du 15 mai 2013: Enfants placés: la Confédération demande pardon, mais doit-elle payer?

Amnésie numérique (Dw)

Le collectif des Citoyens contre le projet de réglement européen sur les données personnelles lance une campagne d’affiches sur les risques que font peser les dernières mesures envisagées par la Commission européenne: pour combattre l’usage des données personnelles par des géants de l’internet comme Google ou Facebook, un projet de règlement européen prévoit la destruction ou l’anonymisation des documents administratifs une fois leur usage premier dépassé. Problème, selon les archivistes : comment faire de l’histoire avec des documents détruits?
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Dans un message du 29 mai 2013, l’Association des archivistes suisses AAS soutient cette pétition. Elle réagira chaque fois que le cœur de son activité est menacé. Quels que soient les motifs de ce règlement, celui-ci ne doit pas être adopté sans une analyse détaillée de tous ses enjeux. L’ensemble du projet de règlement se trouve sous http://ec.europa.eu/ (document en anglais).

Comme le rappelait Pierre Assouline dans le Monde des livres du 23 décembre 2009, Que restera-t-il de la mémoire numérique ?
Bref, trop de mémoire tue l’Histoire. C’est ce qui ressort de l’état des lieux dressé par Emmanuel Hoog, Pdg de l’INA (Institut National de l’Audiovisuel), dans la première partie de Mémoire année zéro (197 pages, 18 euros, Seuil). On sait que la mission des Archives est de conserver et communiquer. Mais que garder de cette immense mémoire numérique dans ce monde qui a abdiqué sa raison critique au point que rien n’est trié et que tout fait mémoire ? Hoog aime à citer Paul Claudel, celui du Soulier de satin, où il est dit que ce qui a existé une fois fait partie à jamais « des archives indestructibles ». Sauf que depuis, l’homme s’est doté de moyens technologiques tels qu’il est parvenu à un excès de mémoire proche de la saturation et donc de l’explosion de la bulle.

Le lien qui permet de signer la pétition figure ici.

Il y a 20 ans naissait le web libre et ouvert (Dw)

Comme le rappelle le site ecrans.fr associé au quotidien Libération, il y a 20 ans, le 30 avril 1993, sonnait l’heure de l’ouverture du web au grand public. Et même si c’est un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître, c’est surement l’invention qui a le plus influencée leurs usages d’Internet. Comment ça, Internet n’a que 20 ans ? Mais non ! On ne parle pas d’Internet, mais bien du web, et en particulier du premier « site web ». Une page blanche, avec du texte noir, et des liens tout bleus pour passer d’une page à l’autre. Magie !

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Mais tout d’abord, quelques précisions techniques. La naissance de ce qu’on appelle Internet remonte à 1972 : sous le nom d’« Arpanet » à l’époque, le projet — militaire — permettait à des ordinateurs distants de communiquer entre eux. Mais la notion de sites n’est apparue que bien plus tard. Leur invention a été particulièrement cruciale, car elles permettent au grand public de consulter des informations sous forme de « pages » grâce à un logiciel appelé « navigateur ». Cette page web est un fichier multimédia, qui peut afficher plusieurs sortes de contenus : texte, images, symboles, et même des liens hypertextes qui relient les pages entre elles. D’où la métaphore de la toile d’araignée, qui se dit web en anglais.

Le web, donc, est né à Genève au Cern, Centre Européen pour la Recherche Nucléaire. Au départ dans le domaine privé, le réseau est utilisé par des chercheurs pour pour échanger des fichiers via le protocole FTP (File Transfer Protocol) et des informations avec des collègues du monde entier. Ne manquez pas les pages réalisées par le CERN qui présentent cette invention.

Les Archives fédérales suisses collaborent avec Wikimedia (Dw)

Les Archives fédérales suisses (AFS) et Wikimedia CH
vont mettre en valeur différentes documents des Archives fédérales et les publier sur Internet. Elles recherchent à cet effet dès aujourd’hui un Wikipedian in Residence. Cette collaboration débutera par la mise en ligne d’une collection de photographies de la Première Guerre mondiale.
Ce sont deux organisations au service du libre accès au savoir qui vont donc travailler ensemble en 2013. Pour pouvoir publier sur Internet par le biais de Wikimedia (par exemple sur Wikipédia, Wikisource ou Wikiversity) certaines sources des fonds des AFS tombées dans le domaine public, un Wikipedian in Residence travaillera au Archives fédérales au cours des prochains mois.

Digital Library of America (Dw)

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La bibliothèque du Congrès aux Etats-Unis, associée à l’Internet Archive et au HathiTrust Digital Library, ont mis à dispositions des usagers du Net des ressources numériques exceptionnels: livres, images, matériel audiovisuel et archives historiques… De très nombreuses universités, écoles publiques et bibliothèques universitaires ou autres participent au projet de portail de DPLA. Une seule plateforme, un seul portail web, un accès unique et cohérent aux multiples entrées: Digital Library of America.